Les chiffres sont sans appel, la direction de l’info voit ses effectifs augmenter (c’est pas une blague) et pourtant, sur le terrain les journalistes ne voient pas leur « fardeau » s’alléger.
Des sujets expression de la plus autoritaire verticalité, imaginés, fantasmés, écrits, construits dans le bunker d’en haut mais exécutés par les fantassins d’en bas.
Résultat, des sujets consommation et sécurité au menu de la plupart des éditions.
Des journalistes épuisés, démoralisés, et méprisés.
Les chiffres sont sans appel encore, les audiences de nos journaux, malgré la réalité alternative promue par certains, baissent inexorablement.
Et ça n’est pas le rallongement du 20h qui y aura changé quelque chose.
Les chiffres sont sans appel, arrêt de travail, « craquage », burn-out, poste aménagé, insomnies, angoisses, troubles musculosquelettiques sont en augmentation.
Les chiffres des journalistes « hors casting » augmentent aussi et la présentation du rapport d’expertise sur l’alerte santé déclenchée à la rédaction nationale au prochain CSE du Siège devrait être éloquente.
La direction de l’information n’a pas le sens des ressources humaines
Il faut avouer qu’elle cultive sa singularité puisqu’elle a réussi la prouesse d’écarter les RH de la gestion quotidienne des services et des éditions.
Annulées les immersions des représentants de la Direction des Ressources Humaines auprès des équipes pour comprendre notre travail au quotidien.
Reportées « sine die » les présentations des éditions dans tous les services pour échanger sur les projets éditoriaux.
Mesdames, Messieurs de la Direction de l’Information, avant même de parler de notre avenir conventionnel, du prochain accord collectif et de son livre sur les journalistes, c’est de notre quotidien infernal dont nous exigeons de parler.
Rien ne change … il y a 9 ans que suis parti … et pourtant en CHSCT nous nous inquiétions déjà de management à l’info .. surtout France 2