Nous vous avions laissé mercredi 08 octobre sur le récit du climat « sectaire » qui règne à la DRM.
Passons à la direction de l’information où l’atmosphère est toute aussi nauséabonde.
« Je vais tout faire pour te faire dégager ». C’est un verbatim car c’est écrit noir sur blanc sur un procès-verbal et c’est sorti de la bouche d’un cadre dirigeant de la direction de l’information.
Ça a au moins le mérite d’être clair et cela traduit bien le climat abominable, inacceptable dans lequel baignent tous les salariés de cette direction.
Journalistes, la majorité. Techniciens, ils sont importants. Personnels administratifs, ils sont essentiels.
Journalistes, techniciens, personnels administratifs. Nous sommes tous concernés. Pas épargnés et pourtant si essentiels.
Nous n’avons pas à travailler la peur au ventre, soumis aux humeurs non contrôlées de chefs autoritaires.
Les alertes ne suffisent plus.
Les menaces verbales comme celle précitée, les mails comminatoires qui exigent d’un salarié qu’il accepte telle mutation sinon, il n’a « qu’à se chercher un poste tout seul », les pressions, les intimidations, il est temps de dire non.
Ça n’est pas un climat normal digne d’une entreprise.
Nous ne sommes pas à France Telecom.
Et pourtant comme à France Telecom, quand cela est organisé et assumé par une direction, cela prend un caractère « institutionnel.» Les mêmes procédés institutionnalisés ont conduit la gouvernance de l’ex-France Télécom à la case prison.
Savez-vous que la direction a reconnu en instance de proximité que souvent, elle prend des initiatives disciplinaires (licenciement, mise à pied, blâme, avertissement) en franchissant toutes les lignes rouges.
Verbatim : « Seul un juge peut qualifier les faits, après les conclusions de l’enquête, la direction « prend le risque de sanctionner ou non les salariés mis en cause. »
Dans un tel contexte, soit on ne dit rien et on se rend complice, soit on dit non.