A FO, on ne confond pas syndicalisme et politique

Lors du CSE constitutif du Réseau France 3, la CGT s’en est prise à FO dans son liminaire, l’accusant clairement d’accointances politiques avec l’extrême droite. Le motif du « délit » ? L’interview de votre syndicat FO france•tv dans le JDD, qui répondait aux questions sur l’avenir et la gestion de l’audiovisuel public et de ses salariés.

Mais ne nous y trompons pas : derrière cette attaque, c’est toute la rancœur et le dépit de la CGT, qui voit FO devenir la première organisation syndicale du siège de France Télévisions selon le choix des salariés. Mauvaise perdante, la CGT poursuit en refusant de suivre le résultat des élections et de partager équitablement les responsabilités au sein du CSE du Réseau France 3 avec vos élus FO.

Aux origines, des tensions historiques et fondatrices

Dès 1947, un groupe de dirigeants, mené par Léon Jouhaux (prix Nobel de la paix en 1951), quitte la CGT pour dénoncer la « mainmise » du PCF et fondent la CGT-FO (qui deviendra FO en 1950), affirmant un syndicalisme indépendant des partis, capable de parler à tous, fidèle à la charte d’Amiens de 1906, qui prône la liberté et l’indépendance syndicale.

Au moment où France Télévisions fait face à des menaces existentielles, où l’audiovisuel public est la cible de toutes les critiques, il faut apporter des réponses, en particulier aux plus véhémentes. Les idées en circuit fermé ont besoin de contradiction ou d’éclairage,  il en va de la protection des salariés. Pour lutter contre la peur de l’autre, il faut accueillir, pas exclure.

Dans un contexte de strangulation budgétaire de France Télévisions, avec des économies massives annoncées et une dénonciation de l’accord, s’unir contre la privatisation et les réformes structurelles qui menacent l’emploi et les conditions de travail, particulièrement dans le réseau régional, est essentiel.

Dans ce sens, FO a proposé des alliances dans les CSE du Réseau et du Siège, et nous déplorons que celles-ci aient été rejetées.

Nous appelons les autres syndicats représentatifs à revenir à la raison et à respecter le vote des électeurs. L’unité syndicale ne se construit pas par l’exclusion, mais par le dialogue et la focalisation sur les enjeux concrets : salaires, emplois, indépendance de l’information et pérennité de l’audiovisuel public.

Force Ouvrière continuera à défendre sans relâche les salariés, sans compromis sur ses principes d’indépendance et de liberté syndicale. Nous ne nous laisserons pas instrumentaliser par des luttes politiciennes qui desservent les travailleurs.

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