“Quand on voit c’quon voit, puis qu’on entend ce qu’on entend, on a raison de penser c’qu’on pense”

A longueur d’ateliers, de réunions en réunions, de CSE aussi en ce qui nous concerne, il nous est demandé de participer, de nous impliquer et de ne pas jouer les rabats joie ! Car il nous est demandé surtout de ne pas nous inquiéter, d’attendre, de faire confiance, de donner notre confiance à nos directions, d’y croire, le tout pour l’avenir de notre collectif dans Campus, dans l’intérêt grandissant des téléspectateurs de l’hexagone pour les Outre-mer *, dans notre implication dans tous les projets éditoriaux super que personne n’est capable de nous présenter concrètement. 

Il nous est demandé de nous enthousiasmer dans tout ce qui nous est présenté sur l’air du “Vous allez voir ce que vous allez voir” ou encore l’air du “Oh la la vous allez pas être déçu !”. A la bonne heure, on connait la chanson ! 

* pour info la semaine “cœur outre-mer” est passée à un mois et c’est depuis la semaine dernière, qui des travailleurs de Malakoff le sait ? Qui travaille là-dessus ? La Com’ ???

Pour reprendre un début de phrase au ton condescendant très usité par un membre de cette direction : “pour vous rassurer complètement” (!?) nous tenons les comptes à jour, nous ! et alors concrètement : à part deux JT on va fabriquer quoi dans le Studio Hub planche de salut ? 

Réponse de la direction de Malakoff : “oh des tas de programmes ! Vous avez eu des titres déjà et nous y travaillons et nous les présenterons en 2024, le déménagement n’est qu’en mai-juin 2025 nous avons le temps. Mais déjà nous avons fabriqué ce studio hub qui est un magnifique outil”.

Magnifique outil qui n’est pas encore validé par la direction de l’équipe Campus, magnifique outil fabriqué sans savoir ce qu’on veut fabriquer dedans parce que “pour info “des titres” ça ne vaut tripette en matière de plan de charge.

Et puis même sans cela, pour les moins bricoleurs d’entre nous, il n’est pas aisé de comprendre qu’on se fabrique un outil avant de savoir ce qu’on veut en faire. Au mieux c’est absurde, au pire c’est débile. 

Quant à l’autre projet planche de salut : “la 1ère musique” alors là c’est la démonstration de la puissance du déni.

À Malakoff personne des techniciens de la radio n’a été impliqué dans ce projet, résultat : c’est ni fait ni à faire. 

Mais ” non non tout marche ! Enfin tout marche pas encore mais ça va marcher” !? ah oui c’est ça. C’est délirant. Et avec quel argent ? Quel moyen humain ? 

“C’est en cours mais déjà une des playlists (dont nous avons, d’ores et déjà, perdu la diffusion : Cette radio n’est plus diffusée depuis Malakoff, tout est déjà externalisé. Sachez le) est tellement super que c’est simple : “c’est une tuerie !” !! N’hésite pas à nous balancer crânement une responsable du projet, à notre figure, à nous figures représentantes du personnel oublié par ce projet et déjà malade. Pathologies énumérées en CSE. Des gens qui souffrent de leur condition de travail déplorable.

Mais bon sang !! Les mots ont un sens ! Et nous on en manque pour retranscrire l’indécence de cette énième présentation. 

Et la rédaction de Malakoff alors ? On en parle ? 

“Comment ça avance pas les travaux ?” 

Elle finit quand exactement de se (ré)organiser ? 

Bien ! 

N’en jetez plus, la cour est pleine ! 

Ah c’est pas facile d’être content ces temps à Malakoff quand on est “manœuvre”! 

Alors être content d’être content c’est décidément pas un luxe que nous pouvons nous permettre nous, les petites mains !

Le sentiment qu’on assiste à des tas d’élucubrations perdues dans plein de gesticulations, et surtout dans une permanente autosatisfaction de la direction, agace à tous les étages. 

A tous les étages d’un bâtiment qui se délabre vitesse grand V soit dit en passant ! 

Y a plus un boulon qui tient au propre comme au figuré ! 

ALORS ! NOUS, élus électeurs adhérents sympathisants FO, VENONS PRÉVENIR la direction, le pôle, les directions, Malakoff, la gouvernance on ne sait plus très bien d’ailleurs mais ils se reconnaitront qu’il est urgent non pas d’attendre 2024, ni mai-juin 2025, et non pas “de voir”, non pas d’attendre de voir et/ou de réfléchir mais D’AGIR et surtout surtout SURTOUT de cesser, de grâce, de jouer les ravis de la crèche.

Car l’heure est grave pour nos emplois.

IL NOUS FAUT SOMMER toutes ces directions diverses et variées, de nous aider à rester résistants, forts, solides et audacieux, pour arriver à MFTV projet Campus autrement qu’en ruine. Arrivés à MFTV projet campus autrement que comme eux : crédibles. 

Il en va de leur avenir aussi.

Cela étant dit, nous, nos compétences sont reconnues au Siège et du coup : on ne laissera pas faire, on ne peut plus se permettre de se laisser traîner dans leurs rêves ! 

LEUR RAPPELER qu’on a toujours su travailler, à l’arraché parfois, par la force des choses, qu’on sait se remonter les manches et s’enthousiasmer nous aussi ! 

LEUR RAPPELER  qu’on aime bien quand c’est difficile ! Et que tout le monde le sait, 

LEUR RAPPELER qu’on sait fabriquer des programmes, des journaux, des reportages, des documentaires, de “l’évènementiel”, des retransmissions de sports, de la danse, de la musique, de l’original etc. ! Qu’on sait faire de la multidiffusion aussi, bref ! LEUR RAPPELER QU’ON PEUT TOUT FAIRE QUAND C’EST AU SERVICE DES OUTRE MER ! 

LEUR DIRE que ça commence vraiment à se voir qu’ils nous coulent. 

Nous voulons du concret. 

Et justement en voilà : les JO de Paris, qu’il nous faudra réussir ensemble.

“Malakoff c’est Malakoff” une méthode, une façon d’être, un style. 

RAPPELONS-LE !