Pour FO france•tv, il est urgent de vivre en 2021  

L’arrivée des tournages sur smartphone a commencé réellement à france•tv par l’expérimentation de •3 NoA, la chaîne de plein exercice en Nouvelle-Aquitaine. Dans ce cadre, ce nouvel outil est utilisé par les contributeurs de la chaîne, quels que soient leurs métiers d’origines sur une base de volontariat et de formations adéquates.

Avec l’élargissement de cette pratique dans le réseau france•3, les BRI, les locales et les BIP, ont eux aussi leurs équipements UTS. Il est vrai que l’outil a de quoi séduire puisqu’il permet de faire des directs en 4G mais aussi d’effectuer des tournages quand sortir une caméra professionnelle est devenu compliqué sur certaines missions. Pour le numérique, les concepteurs multimédias utilisent eux aussi les UTS pour faire leurs tournages que l’on retrouve sur les sites de france.tv.

Bien qu’à FO france.tv nous utilisons régulièrement depuis 2017 des smartphones pour effectuer des tournages pour nos communications vidéo, sur notre chaîne Youtube, ou sur notre page facebook ou encore pour nos “live” sur des thématiques de l’entreprise telle que la RCC, nous ne signerons pas l’accord UTS en l’état !

Pourquoi ?

Tout simplement parce que cet accord ne prend pas en compte les usages actuels.  Si cet accord devait rester en l’état, certains salariés, bien que reconnus dans l’exercice de leurs pratiques, en seraient exclus. La direction tergiverse par une clause de revoyure en écrivant “L’entreprise procèdera à un recensement de ces pratiques.”

C’est donc laisser dans le plus grand flou professionnel les personnels concernés. En effet, que vont devenir les salariés (heureux) qui pendant plus de deux ans ont pratiqué l’UTS dans le cadre de .3 NOA et qui n’apparaissent à ce jour dans aucun accord d’entreprise pérenne mais seulement dans un accord d’expérimentation qui prendra fin le 31 mars ? Va-t-on leur dire « merci pour votre collaboration mais maintenant circulez, y’a rien à voir ? »

Les atermoiements de la direction ne s’arrêtent pas là ! Dans les territoires ultra-marins, les salariés n’ont pas attendu cet accord pour faire des illustrations ou tourner des interviews avec un smartphone. Pourtant, 50% des salariés en OM utilisant actuellement les UTS se verraient exclus de l’accord tel qu’il est proposé par la direction !

Le plus absurde est le fait est que la direction demande une signature de cet accord avant le 24 février alors même qu’une réunion de recensement des pratiques en Outre-Mer est en cours sans qu’il soit prévu que ces éléments soient inclus dans l’accord. En d’autres termes, cet accord sur les UTS ne tiendra absolument pas compte des pratiques dans l’entreprise !

À FO france.tv, nous regrettons vivement ces hésitations qui laissent libre court à la peur distillée par certains, nous regrettons aussi vivement ce retard pris en refusant de prendre en compte les usages actuels et surtout il est inacceptable pour Force Ouvrière de ne pas reconnaître toutes les compétences des salariés et de fait, obérer leur avenir professionnel.

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