C’est le premier CSE Central d’un nouveau cycle. Nous, Force Ouvrière, alertons sur le tour dramatique que notre gouvernance fait prendre au destin de notre entreprise, et avons décidé de commencer par un bilan.
Commençons par ce qui fâche, la Cogestion
Ce CSE Central, nous l’appelons de nos vœux, doit marquer une rupture avec dix années de cogestion tragique. Dix années qui nous ont conduit de l’équilibre financier au déficit.
Dix années qui ont vu nos audiences s’éroder !
Dix années qui ont vu nos effectifs et nos missions fondre !
Et ce n’est qu’un échantillon…
Des transformations de métiers pour être plus compétitifs, plus compétents, mieux rémunérés… abandonnées ?
Des salariés en CDI laissés chez eux au profit d’intermittents à la vidéo mobile ?
Un DRH expérimenté écarté de réformes cardinales par un oukase syndical ?
Ce sont des exemples du grand deal obscur qui a lié ces dix dernières années la gouvernance à une organisation syndicale majoritaire à l’époque.
Un grand deal assourdissant qui n’a jamais permis d’entendre la voix de la raison.
Désormais nous allons défendre l’idée d’un syndicalisme libre et indépendant, sans cogestion.
Un syndicalisme solidaire mais pas suicidaire.
Passons au Clientélisme
Là encore nous prônons la rupture et l’avons déjà mise en œuvre.
Les premières instances représentatives du personnel se sont tenues ou se tiendront prochainement… Nous, FO, mettons toujours un point d’honneur à ne pas trier les questions en fonction de l’appartenance syndicale, même « présumée » des salariés. Nous sommes le relais de tous auprès de la direction.
C’est important pour retisser un lien de confiance entre les salariés et l’entreprise. Nous revendiquons un nouveau partenariat social.
Nous refusons de juger les salariés sur les pensées qu’on leur prête, leurs idées présumées, leur réputation. Nous défendons le mérite et l’engagement.
Tous les salariés sont égaux aux yeux de FO.
C’est aussi pour cette raison que la CSSCT du Siège accueille un représentant de chaque syndicat. C’était la volonté de la majorité de n’exclure personne pour que les enjeux de santé, de sécurité, de conditions de travail soient trans partisanes.
Cela n’a pas été le choix fait au réseau, et nous le regrettons amèrement !
Gageons qu’au Central, la sagesse prévaudra dans l’intérêt des 3800 salariés du siège ! Ils doivent exister dans les différentes commissions et obligatoirement en CSSCT Centrale.
Terminons par l’Egalité
Égalité devant la loi d’abord : terminé les arrangements délinquants avec le droit du travail.
La direction a voulu renverser la table de l’accord collectif, cet accord qu’elle dévoyait au gré de ses intérêts.
Nous demandons le retour à la rigueur juridique : fini les règles piétinées, les licenciements aux causes douteuses, les chasses aux sorcières et autres kabbales.
FO ne laissera plus rien passer !
Il en va de même pour l’égalité de traitement entre les instances :
Elles ne disposent pas toutes des mêmes moyens ! ( ashtag) #Clientélisme, cela n’est pas normal !
De Nouméa à Paris en passant par Clermont-Ferrand, nous devons tous être traités avec équité, impartialité et égalité.
Nous terminons par le plus important de tous les mots de notre vocabulaire : Liberté
Liberté d’expression.
Liberté de pensée.
Liberté de conscience.
Nous FO sommes libres et indépendants dans nos statuts depuis 1947.
Libre et indépendant de toute influence politique, philosophique, religieuse, hiérarchique, patronale et économique !
Nous FO sommes républicains.
Nous FO par son secrétaire général , sommes lauréats du prix Nobel de la paix en 1951.
Nous FO ne laisserons personne nous traîner dans la boue parce que nous nous exprimons en conscience, librement et dans un cadre strictement républicain.
Face à ce qui menace désormais les salariés et l’entreprise
Dénonciation de l’Accord collectif, risque de faillite, risque de dissolution de l’entreprise, risque de privatisation.
Nous n’avons qu’un seul constat : un petit groupe de dirigeants concentre à lui seul, toute la responsabilité des dangers et des risques qui nous menacent.
Pour nous, une seule boussole : défendre l’intérêt, l’activité, les salaires et les missions des salariés.
Nous invitons donc toutes les organisations syndicales, au-delà des débats partisans, à nous rejoindre dans ce combat.