Les années passent et ne changent pas.
La NAO (négociation annuelle obligatoire) devrait être « Le » thermomètre du dialogue social.
Cette année encore le thermomètre marque de la fièvre.
Augmentations ! Quelles augmentations ?
La loi dit pourtant NAO = rémunération
Mais la direction répond avec une enveloppe amputée de 60% de ses moyens (budgets des années précédentes).
Conséquence, l’enveloppe consacrée aux augmentations au mérite chère à Force Ouvrière est écrasée par toutes les mesures décidées unilatéralement par la direction.
Quant aux augmentations générales, nada, vous repasserez.
La part variable de Madame la Présidente sera-t-elle amputée de 60% elle aussi ?
Cerise sur le gâteau, le braquage du CET
La loi dit aussi NAO = discussion sur le temps de travail
La direction répond : gel du CET.
Zéro monétisation du compte épargne temps. Celui du fameux travailler plus pour gagner plus.
Le braquage du siècle car ces jours nous les avons déjà épargnés dans le CET et ils ont été provisionnés dans les comptes de l’entreprise.
La direction nous la joue chantage à la faillite : « Cet argent, on en a besoin pour autre chose, pour faire fonctionner l’entreprise. Si on vous le rend, on met la trésorerie en péril ».
En réalité, la direction nous braque, il n’y a pas d’autre mot.
Quand on propose à nos dirigeants de « piocher » dans le généreux budget des copains producteurs privés pour améliorer un peu la rémunération des 8800 salariés, on nous oppose une fin de non-recevoir.
En conclusion, quand la loi dit NAO = partage de la valeur, la direction répond, c’est tout pour moi (et mes potes).
Ça fait dix ans que ce hold-up et ce chantage durent.
FO fera tout pour que ça ne se poursuive pas cinq ans de plus.
