Les salariés du réseau trinquent, encore et toujours !

Liminaire du CSE Réseau

« L’ambition de la réforme, ce n’est pas de faire des économies » nous dit le Gouvernement ce lundi ! Pourtant, sur le réseau, c’est déjà le cas et depuis plusieurs années ! 

En vue du respect de l’équilibre budgétaire 2024, des mesures doivent être prises dans les régions. Apparemment, dans certaines directions régionales comme en Nouvelle Aquitaine, il faut désormais choisir entre le déploiement technique comme Open Média et des journaux dans chacune des antennes et des émissions… 

Jusqu’à présent, ce budget pour les évolutions technologiques était pris en charge en transversal, et ne venait pas impacter les activités des antennes. Et là, que nous explique-t-on ? Que l’arrivée d’Open Média suscite un surcroît d’ETP par rapport à ce qui avait été anticipé, et que cela a pour conséquence de priver des téléspectateurs d’une offre réelle de proximité. 

Alors que toutes les études l’ont toujours confirmé : le public a un intérêt particulier pour ce qui est proche de chez lui ! 

Sacrifier de la sorte ce qui constitue le cœur de notre offre, à un moment où il est particulièrement essentiel que notre utilité soit perçue, pourrait presque être assimilé à du sabotage. Et comment expliquer que certaines directions ont su gérer l’arrivée d’Open Média en anticipant bien les choses, alors que d’autres n’en n’ont pas été capables ? 

On ne peut même pas se réjouir des JO parce que, là aussi, c’est le réseau France 3 qui va trinquer. Alors oui, cela aurait pu être encore pire, c’était envisagé ! Mais entre les JT très écourtés … et en particulier l’actu nationale réduite à 2 malheureux sujets, il va falloir souhaiter qu’il ne se passe rien dans nos régions, en France et dans le monde durant cette période. Pas d’intempéries, pas d’incendies, ni de faits divers comme il en arrive souvent à des moments où on ne les attend pas… 

Comme toujours pourrait-on se dire ? Oui mais là encore un peu plus ! Avec ces JT de l’été écourtés, des mutualisations de journaux à gogo, des gels de poste, des arrêts d’émissions, on prend pas mal de risques avec le réseau régional. En somme, on dégrade les collectifs de travail, on dégrade l’antenne, on dégrade l’offre au téléspectateur, après avoir changé les horaires de JT avec Tempo. Y a-t-il un but ? 

On paie les JO … et ensuite qu’allez-vous nous demander ? 

Un accompagnement dans des projets immobiliers pharaoniques pour finalement moins d’espace de travail, la disparition des lieux de convivialité ou des restaurants d’entreprise que vous prévoyez dans les antennes d’Antibes et probablement Bordeaux (si le projet à 40 millions devait voir le jour) puis probablement Lyon et Strasbourg ? 

Oui, nous entendons la nécessité de devoir entreprendre des rénovations thermiques, mais nous constatons que des solutions avec du bon sens sont souvent écartées, voire ne sont même pas examinées … comme celle consistant à rénover les locaux actuels à Bordeaux. Pour éviter, nous explique-t-on, la concomitance de travaux avec de l’activité ! Mais à Bordeaux, avec toute la place qu’il y a (au point que dans un projet définitif, tout ne serait pas conservé), pourquoi n’a-t-il pas été envisagé de prévoir l’activité dans une partie pendant que les travaux se dérouleraient dans celle qui doit être conservée ? Voilà qui coûterait beaucoup moins cher, et permettrait peut-être d’affecter ces économies réalisées à nos missions : nos programmes ! 

Enfin, les salariés ne veulent plus trinquer non plus sur des sujets comme celui du DGI, toujours à Bordeaux, concernant l’organisation de l’activité de RSCA sur NOA.  

Alors que, voici un an et demi, le manque d’effectifs entraînait les complications que nous connaissons, où en est-on aujourd’hui ? Ce manque d’effectifs est toujours réel, et la seule solution trouvée a été de supprimer la présence de RSCA les week-end (sauf quand il y a des directs programmés … mais ceux-ci sont devenus bien rares !). 

Est-ce de cette façon que l’on va régler le problème ? En diminuant artificiellement le besoin, au prix d’une dégradation de l’organisation et d’un manque d’ambition pour NOA ! Où sont ces grandes années des débuts, où la volonté d’une offre très consistante rendait cette chaîne de plein exercice très ambitieux ? 

Pourquoi aucun salarié n’a été embauché pour remplacer celle qui a été promue ? 

Pourquoi n’a-t-on pas cherché à former un seul nouveau salarié, afin de faire progresser le vivier ? Cela faisait pourtant partie des préconisations partagées pour un retour à une organisation sereine. 

Le point étant à l’ordre du jour de ce CSE, FO attend des réponses à ces questions.

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