France info : des « amateurs » aux « saboteurs »

Amateur : « qui manque de rigueur »
Saboteur : « qui détériore volontairement »

Longtemps la gouvernance de Franceinfo a brillé par son amateurisme, son manque de rigueur, et nous ne reviendrons pas sur la litanie de « perles » qui ont « sali » notre si chère antenne au fil des ans.
Mais désormais, ce sont des saboteurs qui la dirigent.
Ils auraient voulu torpiller les négociations sur l’accord collectif qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.
Lundi 22 juin 2026, un pas inacceptable a été franchi vers la casse des métiers.
La direction du canal 16 a envoyé un desker seul, se filmer à l’Iphone, dans une manifestation parisienne.
Ça n’est pas la première fois, ça n’a jamais été concluant et c’est une fois de trop.
Une violation flagrante de l’obligation de sécurité de l’employeur.
L’équipe à deux permet surtout dans une manifestation de rester vigilant.

FO France•tv a toujours été pour l’évolution des métiers, pas pour leur casse.
En 2016 nous avons signé l’accord Franceinfo qui créait des deskers journalistes monteurs de sujet news.
À France Télévisions il y a des JRI, professionnels et talentueux.
C’est à eux que revient la mission de filmer, de raconter l’actualité en images.
Les gains de productivité ne justifient en aucun cas de s’abstenir d’y avoir recours

La vidéo mobile n’était pas disponible.
Il est vrai que Franceinfo n’est pas le plus gros consommateur de duplex (ironique) et que la direction n’a jamais cherché à répondre à ce besoin en interne.

Mais il y a aussi le service JRI.
Depuis des années, le service JRI est géré comme une administration rigide.
Il est temps là aussi de faire revenir un peu de professionnalisme et d’agilité dans notre organisation.
Quand la vidéo mobile est défaillante pour Franceinfo, mieux vaut un JRI pour assurer des duplex et tourner ce qui est son premier métier que d’avoir recours à des personnels non formés ou à des entreprises extérieures coûteuses.
La direction ne peut pas s’appuyer sur les carences qu’elle a elle-même créées pour justifier la casse des métiers.
Elle doit défendre fermement ses personnels, leurs talents et leurs compétences.

C’est le triptyque de FO pour faire évoluer les métiers.
Nous sommes opposés à tout corporatisme aveugle.
Mais nous restons aussi farouchement hostiles au grand n’importe quoi.
Faire évoluer les métiers, monter en compétences, c’est notre credo.
C’est ainsi que les carrières se construiront, les salaires évolueront, notre entreprise se développera.
Messieurs, mesdames de la direction, si vous souhaitez que des deskers filment, que des JRI écrivent, que des journalistes montent, que des techniciens participent aux reportages et aux sujets alors vous devez en passer par la négociation.

Les personnels doivent être volontaires.
Les personnels doivent être formés.
Les personnels doivent être rémunérés en conséquence.

À l’heure où les organisations syndicales négocient le futur accord d’entreprise, passer en force comme des « barbares » en cassant les métiers fait peser un risque très sérieux sur l’avenir nos discussions.

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