Black Friday à France 3
Amplifions le mouvement de grève !

Voilà plus de deux semaines que nous sommes en grève. Plus de deux semaines que, sur l’ensemble du réseau, la plupart des journaux sont supprimés ou remplacés par des bobines.
Plus d’une semaine aussi que la rédaction FTR est en grève, et ne propose plus que des bobines pour remplacer les JT annulés.

Pourtant, rien ne bouge. Pas un signe. Depuis les dernières négociations de vendredi dernier, aucune nouvelle de la part de la direction. Un mail lundi, accusant réception des revendications communes aux différentes organisations syndicales. Et puis, plus rien. Ecran Noir. 

Entrave au droit de grève

Dans les antennes, les élus, eux, voient des choses peu reluisantes. Des pressions et des passages en force. Un rédacteur en chef adjoint qui remplace un chef d’édition « volontairement ». Des monteurs sommés de titrer les sujets. Des scripts sous pression, tenus de titrer les bobines avant de se mettre en grève. Des tentatives de faire tourner des plateaux par des JRI. Des chroniques enregistrées puis diffusées alors que les auteurs se déclarent grévistes, des refus répétés d’accepter des demi-journées de grève en matinée, des recompositions des équipes de reportage en dernière minute avec des journalistes qui ne sont pas compétence complémentaire… 

La direction a décidé de jouer avec le feu en ne respectant pas le droit de grève. Elle engage sa responsabilité devant tous les salariés et sa propre légitimité dans ce conflit. Sans parler de la moralité de telles pratiques.

On ne lâche rien

Il y a aussi cette petite musique que persiflent certains cadres : vous l’entendez ? La grève s’essoufflerait. Comme ce petit refrain lancé par un rédacteur en chef : « le projet des bobines nationales semble abandonné à ce stade des négociations ». Info ou intox ? 

Les rédacteurs en chef seraient-ils mieux informés que les négociateurs qui ne voient rien venir ? Ou bien la direction nous jouerait-elle la carte de la méthode Coué en espérant voir pourrir le mouvement ?

Puisque les audiences seraient stables, puisqu’il y a des bobines, rien ne presse pour cette direction. Attention tout de même à ce que son silence ne soit interprété comme du mépris vis à vis des salariés qui sont en souffrance et en danger. 

Amplifions la mobilisation

À nous désormais de faire entendre notre chant, de faire écran noir ce vendredi. Organisons un black Friday sur France 3. Au sens propre du terme.

Pour cela, nous appelons à une amplification massive du mouvement : tous en grève le vendredi 24 novembre, pour bloquer toutes les éditions et les bobines !