Le sketch du nouveau nom « ICI » connait des affres et rebondissements inattendus. Dans les manifestations parfois violentes, voire très violentes, il n’est pas bon de ne pas pouvoir être identifié.
« Vous avez dit ICI ? Connais pas ! » « Ou alors c’est de la radio ? » Voilà ce que les salariés entendent, d’autant plus dans les départements qui n’ont pas de radio locale.
C’est F.R.3 : on tape pas !
Réjouissions-nous, lorsque le dialogue est possible sur le terrain et que nous pouvons dire que nous sommes de France 3, nous sommes respectés pour notre travail. Mais dans le contexte actuel d’une rare violence durant les manifestations, cette perte d’identité fait courir un risque grave aux équipes. Les manifestants et les forces de l’ordre ne savent pas à qui ils ont à faire. A cela s’ajoute l’utilisation de caméra de plus en plus petites, voire de smartphones qui rendent impossible de distinguer une équipe de journaliste de France 3, « d’influenceurs » ou vidéastes amateurs.
Le sujet a été débattu en conférence de rédaction. « Rendez-nous notre visibilité », demandent les journalistes et techniciens qui vont régulièrement au front. « Remettons des visuels France 3. Avec simplement des autocollants. » Problème : cela n’existe plus, suivant ainsi la politique et les directives de la direction de France Télévisions .
Fo demande de toute urgence, pour la sécurité des salariés, la possibilité d’être, à minima, visuellement identifié comme journalistes de France 3.

Bonjour à tous , c’est exactement ce que j’ai demandé à mon rédacteur en chef lorsqu’il m’a demandé si j’étais d’accord pour suivre la manifestation du 24. Je l’étais mais forte de précédentes expériences lors des manifs lycéennes je lui ai expliqué que France3 était beaucoup plus reconnue (et appréciée d’ailleurs) donc quitte à mettre un autocollant on devait être reconnaissable…
Fin de non recevoir. Vive le dogmatisme !!