L’intelligence artificielle représente sans doute la plus grande révolution depuis la révolution industrielle. Mais aujourd’hui, ce ne sont plus seulement nos outils qui changent : c’est notre rapport au travail, à la vérité et même à l’humain.
L’IA peut aider, éduquer, créer.
Mais elle peut aussi fragiliser les relations humaines et concentrer le pouvoir entre quelques acteurs.
Dans le monde du travail, le défi sera de faire en sorte que l’intelligence artificielle libère l’homme sans jamais le rendre inutile ni lui faire perdre sa dignité.
Et dans les médias, le risque est immense : à force d’images artificielles, de contenus générés et de manipulations invisibles, nous pourrions finir par ne plus savoir distinguer le vrai du fabriqué.
Le vrai danger n’est pas que les machines deviennent humaines.
Le vrai danger, c’est que les humains deviennent eux-mêmes des machines : dépendants, passifs, incapables de réflexion personnelle ou de relation authentique.
La question essentielle n’est donc pas technologique. Elle est profondément humaine : que voulons-nous préserver ? La dignité, la liberté, la responsabilité, la capacité de créer, de transmettre.
L’intelligence artificielle doit rester un outil au service de l’homme, et non l’inverse.
Toutes ces réflexions ne viennent pas d’un laboratoire de la Silicon Valley… ni même de nous… mais du texte publié cette semaine par le Pape Léon XIV dans sa première encyclique.
Dommage par ailleurs que Saint Pierre ne puisse venir à votre rescousse pour vous montrer la bonne direction.
Mardi se tenait un CA pour la présentation à notre tutelle d’un nouveau COM.
Il aurait sans doute fallu faire appel à « Claude » (IA), pour avoir le sens du scénar et ne pas finir noyé dans son eau.
3 scenarii ! 3 désaveux ! Un manque d’idées cuisant qui ne nous surprend même plus.
Nous, les 8000 galériens, n’acceptons pas le sort que vous nous réservez !
Nous avons déjà par le passé traversé des tempêtes, nous croyons encore possible de sauver notre travail, notre savoir-faire.
Nous pouvons le faire sans vous, sans magouilles et sans mensonges.
L’avenir de France Télévisions et de ses 8000 professionnels engagés au service des Français, Madame la Présidente, mérite un débat transparent, ambitieux et collectif, pas uniquement un plan d’économies !
