Informer, éduquer, divertir, c’est fini !

Lors de ce CSE Central, notre gouvernance va présenter son projet de réorganisation de l’entreprise à échéance de juin 2026. C’est ainsi qu’elle nous souhaite la bonne année ! Enfin, pas si bonne…  

Ce projet dévoile une fois de plus le vrai visage de ceux qui nous dirigent depuis plus de dix ans maintenant… 
À l’Information, l’éducation, le divertissement, ce qui faisait l’âme de la télévision publique, une vocation à créer du contenu exemplaire et fédérateur, ils veulent imposer de force une transfiguration terrifiante.  
Ne nous trompons pas sur les motifs évoqués aux salariés et au public, dans les médias. 
La seule raison de cette réorganisation … C’est la diminution annoncée des effectifs à venir.  

« Marketer », « technologier », « artificialiser », « stratégiser », autant de néologismes pour incarner les futures directions qui dessineront la nouvelle architecture de France Télévisions. 
Direction du marketing 
Direction du produit et des technologies 
Direction de l’intelligence artificielle 
Direction des offres et de la stratégie éditoriale 
Cette novlangue pousse à l’indigestion! Mais nous n’oublions pas que la question de qualité éditoriale sera, elle, désormais mise de côté. 
Adieu les programmes. On appelle désormais cela des « contenus ». 
Adieu l’information. Ces entités deviennent des sous-paragraphes de la future organisation. 
Derrière l’appellation ambitieuse du projet « streaming first » ,un anglicisme pour noyer le poisson, ça n’est pas tant, la vision stratégique de la diffusion multisupport de nos offres qui est visée, que la transformation de l’entreprise en simple plateforme de distribution. 
Adieu l’expertise des créateurs de contenus audiovisuels. 
Bienvenus aux vendeurs de programmes sur la marketplace « Amazon » de l’audiovisuel public français. 
Demain, c’est l’atteinte à la qualité de notre travail, un sentiment d’isolement accru et des effets sur notre santé que nous devrons subir ! 

Depuis dix ans, clou après clou, cette gouvernance a voulu enterrer la télévision publique. 
Avec ce dernier projet, c’est le couvercle qu’elle referme sur notre cercueil.