2025, Annus Horribilis ?

Liminaire FO au CSE Central

Alors que nous sommes en octobre, nous sommes encore dans l’ignorance sur ce que sera notre trajectoire financière pour l’année 2025.  

Quelle évolution de notre budget ? Sanctuarisé de quelle façon ? Pour quelles évolutions de nos missions ? Et quelle organisation de travail ? Jamais l’audiovisuel public ne s’est trouvé dans un tel contexte d’incertitude. 

Plus que jamais, les salariés s’interrogent sur ce que vont être nos futures orientations stratégiques et notre nouveau contrat d’objectifs et de moyens (COM). C’est un point important de ce CSE central, et nous attendons des éclaircissements, notamment sur la future gestion prévisionnelle des emplois ! 

Car si la transformation de l’entreprise est engagée depuis plusieurs années, les incertitudes sont nombreuses concernant la préservation du niveau d’emploi. 

Vous l’avez dit à de multiples reprises, Madame la Présidente, l’entreprise vit depuis plus de 10 ans un plan social permanent, avec une baisse d’effectifs entre 10 et 15 %.  

Vous l’avez aussi reconnu : nous sommes désormais « arrivés à l’os », et il serait difficile de « descendre encore » sans dégrader nos missions. 

Qu’en sera-t-il si vous devez malgré tout appliquer une nouvelle baisse de notre masse salariale d’ici 2028 ? (Prévu au COM 2024 – 2028 : 100 millions d’euros “essentiellement” sur la masse salariale). Comment cette baisse va-t-elle se traduire concrètement ? Cela se traduira-t-il par des gains de productivité dégagés grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle ? 

Que penser, lorsqu’on apprend durant le mois d’août, le recrutement d’une directrice en charge « de l’accompagnement RH de la transformation », dont la réputation au sein du monde de la presse, est d’être une fine connaisseuse du sujet des licenciements ? Comment interpréter cette arrivée ? Cela signifierait que l’entreprise envisage à présent l’hypothèse qu’il y ait des départs contraints à France TV ?

Tous ces signes ne peuvent être qu’anxiogènes pour des salariés qui ont déjà été soumis à rude épreuve.  

Plus que jamais, ils ont besoin de transparence, de vision et de pouvoir savoir où ils vont.