Michel Field : l’art et la manière

La plus grande rédaction de France doit-elle condamner son directeur de l’info suite aux propos de ces jours derniers ? Pour Force Ouvrière France Télévisions, ce n’est pas aussi simple. Certes, nous déplorons évidemment ce qui a amené à la situation d’aujourd’hui :

– tout d’abord, les contradictions (par rapport au choix du nom de la future chaîne info, concernant la gestion de l’avenir « d’envoyé spécial »)

– la façon dont a été gérée l’émission « dialogues citoyens » sur France 2 (avec l’éviction de deux invités parmi les six prévus)

– ou encore la désinvolture (en particulier sur le plateau de Canal Plus).

Mais nous constatons aussi que certaines choses ont été comprises… comme notre directeur de l’info le dit ce dimanche dans les colonnes du Parisien : nous retenons notamment le fait qu’il renonce finalement à externaliser le projet de rendez-vous politique du jeudi.

Au-delà, Force Ouvrière pose deux autres questions :

 – est-ce aux salariés à donner un veto au mandat de leurs encadrants ?

Pour notre syndicat, c’est clair : le choix d’un dirigeant est la prérogative de la direction… mais, en corolaire, celle-ci doit veiller également à ce que ce choix soit cohérent, et que l’émission se déroule sans désordre

– et dans l’hypothèse où il soit judicieux que les salariés s’expriment, est-ce normal que le vote soit cantonné aux seuls journalistes parisiens ?

FO rappelle à celles et ceux qui l’auraient oublié que Michel Field dirige l’information de tout France Télévisions  (y compris les régions et l’outre-mer), et qu’une question telle que celle-ci ne concerne donc pas que les seuls journalistes parisiens… mais bien toutes les professions qui pourraient être impactées.

C’est donc très clair : un vote ainsi cantonné n’a donc pas de légitimité pour engager l’ensemble des salariés, et n’a donc pas un grand intérêt.

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