« Où sont les femmes ? »

Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions vient d’annoncer son nouvel état major. Un coup d’esbroufe destiné à faire croire au ministère de la culture que des changements ont lieu dans la plus grande société audiovisuelle de France. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un jeu de chaises musicales dont les grandes perdantes sont les femmes. Les hommes eux continuent de se distribuer les titres à rallonge comme des maréchaux soviétiques « à la barbe » de l’évolution de la société.

Ils sont 9.

9 hommes : Rémy Pflimlin, Martin Ajdari, Patrice Papet, Bruno Patino, Thierry Thuillier, François Guilbeau, Michel Kops, Claude Esclatine, Frédéric Olivennes, Yves Rolland. Ce sont quasiment les mêmes que dans l’ancien comité exécutif. 9 hommes et plus une seule femme, puisque la directrice déléguée aux programmes et patronne de France 4 est la seule à quitter la société.

 Sans doute pour ces hommes, il n’y a aucune femme capable d’assumer des responsabilités au sein de la télévision publique… 

 Il ne peut d’ailleurs avoir que des hommes pour imaginer des postes dont les dénominations sont incompréhensibles et dont certaines fonctions peuvent amener à sourire… Sans pour autant sous estimer les qualités professionnels de certains directeurs.

la direction de France Télévisions : une affaire « d’hommes »

Embarrassée par les critiques qui viennent de partout, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, la désormais nouvelle direction est en train de ramer pour masquer le sentiment que c’est « une bande de machos qui dirige France Télévisions ».

Elle vient en urgence de faire parvenir à tous les collaborateurs un document intitulé « nouvelle composition de comité exécutif de France Télévisions », et comme par magie, 5 femmes apparaissent. Mais trop tard le mal est fait ; surtout que celles qui ont en charge des dossiers déterminants pour l’avenir de l’entreprise, comme la directrice chargée du dialogue social, en sont exclues.

Force Ouvrière France Télévisions, regrette cette situation. Nous ne pouvons que  constater qu’il y a bien un plafond de verre pour les femmes dans notre société. Nous exigerons des réponses concrètes lors du CCE du 19 février où nous interpellerons de vive voix le Président Rémy Pflimlin.

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