NAO salariés intermittents du spectacle : des perspectives d’avenir…

Les organisations syndicales de salariés et d’employeurs de la branche de la télédiffusion pour les salariés employés sous contrat à durée déterminée d’usage (CDD-U) se sont réunis ce mardi 30 juin à Paris pour discuter des augmentations des barèmes minimaux.

Étaient présents à cette négociation annuelle obligatoire : Force Ouvrière, la CGT et la CFTC. L’ensemble des syndicats patronaux de la branche étaient représentés.

FO a revendiqué une augmentation générale des barèmes minimaux de 2 %; elle a été suivi par la CGT. La CFTC a réclamé 1,4 %.

FRANCE, Paris : Giant puppets hold a sign reading We have propositions as protestors take part in a demonstration called by French artists and entertainment workers, known as intermittents du spectacle, on June 16, 2014 in front of Le Louvre museum in Paris, in protest against the French government's plan to reform their status. CITIZENSIDE/CLAUDE SZMULEWICZ
Paris : manifestation du 16 juin 2014 des salariés intermittents du spectacle devant le Conseil d’Etat et le Ministère de la Culture. Photo de CITIZENSIDE/CLAUDE SZMULEWICZ

Les patrons des chaînes publiques et privées ont répondu que ces revendications « n’étaient pas raisonnables, vu le contexte économique ». Ils ont fait une proposition de revalorisation à + 0,5 %.

Force Ouvrière s’est alors saisi du rapport d’Audiens qui prouve que la précarité augmente dans le secteur de la télédiffusion. Nous avons fait constater que le nombre de salariés intermittents du spectacle augmente, et que dans le même temps la masse salariale « s’effondre ». Pour notre syndicat « c’est la preuve que les employeurs réduisent le nombre de contrats des CDD-U afin d’éviter la requalification des salariés en CDI ».

Pour la délégation FO, la situation de l’intermittence est très préoccupante dans la télédiffusion. « La pauvreté augmente de manière exponentielle ».

Les syndicats patronaux, un peu embarrassés, ont semblé être préoccupés par cette situation. Ils ont accepté de revoir leur proposition lors de la prochaine réunion courant juillet.

Ils ont également répondu favorablement à la demande de FO de rouvrir des négociations dans le cadre d’un comité de suivi de l’accord de la télédiffusion.

Ils ont demandé à FO de renvoyer ses propositions de modifications du texte avant le mois d’octobre, date à laquelle se tiendra le comité de suivi.

Les syndicats patronaux semblent tout à fait prêts à négocier des points essentiels de nos revendications: règles de recours aux personnels en CDDU; dispositifs mettant en place des requalifications en CDI; résorbtion de la précarité, des disparités entre les hommes et les femmes; modalité du travail le week-end; paiement des temps de transports; éligibilité des personnels intermittents dans les instances; indemnités de fin de collaboration…

La représentante de France Télévisions a ajouté que son entreprise était consciente des problématiques liés a l’utilisation des emplois de monteurs/chefs monteurs ou d’OPS/chefs OPS. Elle a expliqué que France Télévisions allait proposer une solution « afin de régler cette difficulté liée à la fusion des entreprises du groupe public ».

FO, signataire de l’accord de télédiffusion s’est dit favorable à ce que des organisations syndicales non-signataires comme la CGT ou la CFDT puissent participer et contribuer au comité de suivi, bien que les textes ne le prévoient pas.

La CFTC, également signataire, a donné son accord « à condition que ces syndicats rendent la pareille ». Les syndicats patronaux ne s’y sont pas opposés.

C’est un bel espoir qui se profile pour les salariés intermittents du spectacle de la télédiffusion. Les délégués FO vont dès maintenant s’atteler pour faire remonter les revendications des salariés intermittents, les négocier, et les obtenir !

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