Françoise Chazaud, secrétaire générale de la FASAP-FO, nouvelle héroïne du cinéma français ?

Françoise Chazaud, la secrétaire générale de la Fédération des Arts, du Spectacle, de l’Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière, vient de participer activement à l’aboutissement de la convention collective de la production cinématographique.

Elle reconnait que « la situation est assez paradoxale ». L’année dernière la grande majorité des organisations syndicales avaient déja paraphé un début de convention collective : une partie concernant uniquement les techniciens du cinéma, les autres catégories de personnels et de films étant remis à la négociation, aux callendes grecs. Les syndicats des artistes avaient vivement regretté cette situation en argumentant « qu’on opposait les salariés du cinéma aux autres. »

Un seul syndicat d’employeur, l’API représentant surtout les diffuseurs de films, mais n’ayant quasiement aucun poid dans la production française, s’était associé au texte.

C’est alors que « L’immense majorité des producteurs de films français ont alors expliqué que ce texte n’était pas applicable en l’état » explique Françoise Chazaud. « Pour eux, c’était la fin du cinéma français. » Ils ont alors voulu répliquer contre les exploitants en proposant à la négociation un texte collectif couvrant l’ensemble des métiers du cinéma, et l’ensemble des productions ».

La secrétaire générale explique que « la pression de la base était très forte. Celà faisait 50 ans que les salariés attendaient cela : un accord collectif global pour le cinéma ! », l’occasion était trop belle.

Les producteurs avaiant un impératif : proposer cette convention collective unique avant la demande d’extension du premier texte prévu fin de cette semaine. Françoise Chazaud explique « qu’ils étaient pris à la gorge ». « Nous avons pu exiger, revendiquer et obtenir de avancées sociales pour les salariés et pour les près de 4000 permanents qui n’avaient aucun texte conventionnel » Elle conclue par cette déclaration : « La volonté de notre syndicat est d’apporter une sécurité pour l’emploi et une protection sociale pour tous les salariés de la branche du cinéma, soit plus de 70.000 personnes (…) Nous notons que la nouvelle convention qui vient d’être négociée concernent tous les salariés : artistes, artistes de complément, techniciens, réalisateurs, personnels permanents. Codifier l’emploi dans cette branche va permettre de faire cesser les abus. »

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