Feuilleton de Vendargues : la filière, fleuron de l’entreprise

À l’issue d’une 5ème réunion suite au préavis de grève déposé par FO, la CFDT et la CGT, l’essentiel du texte du projet de protocole négocié donné satisfaction. Le calendrier est détendu, avec un début d’activité reculé jusqu’à avril 2018 (pour une mise à l’antenne en septembre), l’engagement est donné pour qu’aucun site ne soit fermé et que la garantie de pleine activité soit accordée aux salariés qui y sont affectés. Ajoutons la mise en place d’une commission de suivi, dans le même esprit que celle existant pour France Info.

De même, les conditions de travail pour la fabrication de ce feuilleton (très importantes pour FO) seront étudiées dans un groupe de travail, conformément à nos demandes. Celui-ci examinera aussi « l’impact financier et les aménagements à conduire pour les collaborateurs permanents qui à l’occasion de leur mobilité́ sur le site de Montpellier perdraient le régime spécifique lié aux activités de fiction ».

D’autres groupes de travail plancheront sur les métiers de menuiserie et accessoires, sachant que, parallèlement, il sera procédé à l’ouverture d’ateliers d’assemblage sur chaque site fiction…y compris là où il n’existe plus de menuiserie.

Pour FO, il s’agit donc là d’avancées importantes par rapport à la première version du projet (présentée en CCE en mars dernier).

Pourtant, en l’état, ce projet de protocole n’est pas encore signé. Pourquoi ? En raison de 3 petites lignes…et surtout un chiffre, ou plutôt deux : ceux du nombre de fictions minimales qui resteraient à fabriquer en interne une fois le feuilleton en route !

Réduire le nombre de fictions faites par la filière… quelles conséquences ?

À ce jour, le total de ces fictions s’élève à 32 films par an, soit 8 pour chacun des sites de Bordeaux, Lille, Lyon et Marseille.

Toutefois, pour produire le feuilleton à moyens « quasi constants », la direction prévoit de réduire ce nombre.

Initialement, la direction proposait un passage à 20 fictions…mais depuis cette dernière réunion, le chiffre a été relevé à 24 pour 2018, et ouvert à une nouvelle discussion pour les années à venir.

Les chiffres montrent que l’hypothèse de la coexistence « feuilleton + 24 fictions » génèrerait 30 ETP de plus qu’avec celle « feuilleton + 20 fictions »… On serait alors à 53 ETP supplémentaires, et cela, la direction n’en n’a pas les moyens, nous dit-elle.

Pour nous, au-delà du nombre proprement dit de fictions, c’est surtout la question de la préservation du savoir-faire qui est posée. De par leur implication, leurs compétences et leur professionnalisme, les salariés de la filière veulent que leurs activités de fabrication restent l’un des fleurons de l’entreprise. Affaiblir la filière production, c’est affaiblir l’entreprise.

Le sentiment des élus FO est donc partagé : d’une part, ils saluent les avancées obtenues au cours de ces 5 réunions, et de l’autre, ils déplorent ce dogme de l’ETP, alors que nous nous trouvons clairement dans un activité refacturée.

Faut-il signer ce protocole et acter ces propositions ? Décision à prendre d’ici la fin de semaine.

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