ÉLECTIONS POUR LA COMMISSION DE LA CARTE DE PRESSE : NOTRE STATUT, C’EST NOTRE LIBERTE ! DEFENDONS-LE

1/LAcarte de presse COMMISSION A BESOIN D’ÊTRE REPRÉSENTATIVE 

Pour ses 80 ans, et au lendemain des attaques contre la liberté de la presse dans les locaux de Charlie Hebdo, il était important de montrer l’attachement  de notre profession à ses statuts, en votant massivement lors de ces élections, pour le renouvellement des membres chargés de l’attribution de nos cartes de presse.  Il était essentiel en effet de surpasser les 34% de participation de 2012.
Lors de ce premier tour, entre le 24 avril et le 12 mai, la participationne s’est pas révélée suffisante pour s’épargner un second tour…Vous voilà donc sollicités à nouveau pour vous exprimer dans ce scrutin. Le mauvais côté est que nous sommes obligés de vous mettre une nouvelle fois à contribution… Par ailleurs, cette élection a aussi un coût, qu’il aurait été possible d’investir autrement.

Mais il y a un bon côté : vous allez pouvoir vous rattraper, après ce premier essai infructueux, et faire grimper ce taux de participation ! Il est donc indispensable que, cette fois ci, vous soyez plus nombreux à voter.

Faute de quoi nous allons donner l’image d’une profession qui ne soutient pas ses propres institutions… Et en cette période où il devient tentant pour nos dirigeants de faire tomber certains fondamentaux et acquis, il est dangereux de ne pas défendre notre statut incarné par la carte de presse.
2/ LA CARTE DE PRESSE : PLUS UTILE QUE VOUS NE LE CROYEZ
Vous êtes nombreux à ne pas mesurer toute l’importance de cette carte.
On entend parfois que la carte est davantage le problème de ceux d’entre nous qui ne l’ont pas encore obtenue…

Il est exact que, dans certaines grandes rédactions, les personnels titulaires n’en voient plus forcément beaucoup l’utilité. Ils ont guère l’occasion d’en avoir besoin, et évoluent en général avec d’autres outils.

Pourtant, la réalité n’est pas aussi simple !

Plus précisément, cette impression est juste fausse !! Tous les grands supports sont susceptibles de rencontrer des difficultés : le statut du journaliste professionnel prendrait alors davantage d’importance.

Regardez la crise que Radio France vient de traverser…

Regardez l’incertitude que traverse France Télévisions par rapport à son avenir…

Regardez la situation vécue à l’AFP…avec la volonté du gouvernement actionnaire de voir remis en cause le statut d’indépendance, afin de justifier un désengagement financier.

Regardez ce qu’il se passe dans de nombreux titres de presse écrite…avec toutes les restructurations actuelles et à venir…

Vous le comprendrez donc aisément, la commission, le statut du journaliste professionnel, et la carte de presse sont une garantie contre les attaques que la profession peut subir.

3/ PENSEZ AUSSI « SOLIDARITÉ » : LA CARTE DE PRESSE EST SALUTAIRE POUR CEUX D’ENTRE NOUS QUI CONNAISSENT LA PRÉCARITÉ 

N’oubliez pas que près d’un quart d’entre nous ne sont pas titulaires d’un contrat à durée indéterminée.

CDD, pigistes, et autres confrères ayant perdu leur emploi, apprécient particulièrement le fait de détenir leur carte.
Elle leur est absolument indispensable pour évoluer dans un monde beaucoup moins facile pour eux que pour les autres.
Ne serait ce par solidarité avec nos confrères en précarité, soyez nombreux à voter… Montrez que la profession est soudée pour défendre ce qui la caractérise !

Alors que le nombre de cartes délivrées est en baisse depuis 2010, témoignant le fait que la situation de la presse se dégrade, FO réaffirme la nécessité de défendre et renforcer une prérogative essentielle : attribuer les cartes à tous ceux dont le journalisme est l’activité « principale, régulière et rétribuée » en dehors de tout autre critère.

En n’oubliant pas que de nombreux confrères, notamment les plus jeunes, ont de plus en plus de difficultés pour satisfaire les exigences…et se retrouvent dans l’obligation d’avoir recours à des activités annexes ! Pour pouvoir vivre, tout simplement !!

4/ AIDEZ FO À DÉFENDRE NOS VALEURS, AU SEIN D’UNE COMMISSION PLURALISTE

Comment accepter que certains employeurs soient de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître à leurs salariés le statut de journaliste, pour ne pas leur appliquer les dispositions de la convention collective, en matière de salaire, d’ancienneté et de congés ?

Comment accepter que de grands médias audiovisuels comme Radio France continuent d’abuser du statut d’intermittent (qui fragilise nos protections juridique et sociale, et qui place leurs collaborateurs à la charge des « congés spectacles », quand ils n’ont plus besoin d’eux) ?

La commission est donc un outil essentiel pour mener une mission contre la précarisation grandissante et la dérèglementation imposées aux journalistes. Pour cela, elle doit être la plus représentative et la plus pluraliste possible, pour refléter la réalité de notre  profession. C’est tout le sens de notre action dans ces élections.

5/ LA LIBERTÉ DE LA PRESSE DE PLUS EN PLUS MENACÉE

Jamais depuis les odieux attentats de janvier, qui ont notamment décimé la rédaction de « Charlie Hebdo », n’aura-t-on autant évoqué et célébré la liberté de la presse.

On ne peut que féliciter que des millions de citoyens aient, dans les jours qui ont suivi, exprimé leur attachement à ce principe essentiel.

Mais elle est devenue aussi le terrain de jeu de groupes financiers dont le seul objectif est le profit, et qui se comportent parfois en véritables fossoyeurs.

Avec les conséquences que nous connaissons : disparitions de titres, fermetures de rédactions locales, réductions d’effectifs drastiques…
Sans oublier l’arrivée du web, qui, bien souvent, se traduit par un appauvrissement voire une disparition des éditions papier…

Le contexte légal n’aide pas non plus : entre le projet de loi enterré sur la protection des sources, et le volet de la loi Macron, lui aussi retiré, limitant le droit à l’information de par une protection du secret des affaires, il y avait de quoi faire !!

Les nouvelles dispositions du projet de loi sur le renseignement sont dans le même esprit : l’état de santé de la liberté de la presse n’est pas au mieux.

Force Ouvrière souhaite pouvoir apporter ses compétences dans cette défense au quotidien de notre statut, et a donc besoin de vous pour y parvenir.

AVANT LE 11 JUIN, VOTEZ POUR LA LISTE DES JOURNALISTES FORCE OUVRIÈRE

 

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