Compétences complémentaires Outremer : le compte n’y est pas

La direction a convié hier les Organisations Syndicales afin de finaliser un avenant à l’accord sur les Unités de Compétences Complémentaires OUTREMER. Un premier bilan fait état d’une mise en œuvre compliquée selon les stations.

Comme lors des réunions de 2014, de nombreuses compétences complémentaires exercées en stations et revendiquées par Force Ouvrière n’ont pas été retenues. À savoir :

  • Graphiste pour les infographistes : refusée car la direction avance le fait qu’une réflexion est menée dans « l’Espace métiers » sur le positionnement des infographistes en graphistes
  • Responsabilité de plateau pour les OPV : refusée car pour les directions concernées, il s’agit plus d’un problème d’organisation
  • Prise de vue pour les TEVA dans le cadre du Corner Info : refusée selon le directeur technique Claude Shiffman car selon lui, cela galvauderait l’acte même de prise de vue
  • Tournage pour le BI (prise de son pour les OPV) : refusée car il faut selon la direction envisager des reconversions

Les délégués Force Ouvrière ont également alerté la direction concernant une UCC de montage / mixage d’un OPS en bureau décentralisé à la Réunion.

Pour la Direction, seules les compétences complémentaires listées dans le projet d’avenant paraissent essentielles. Inacceptable pour FO qui en relève bien d’autres.

Force Ouvrière réclame toujours un descriptif des pratiques des UCC figurant dans cet avenant pour chaque station d’outre-mer. La direction nous renvoie à chaque fois en local.

Pourquoi ce manque de transparence ?

Cet avenant serait-il le début d’un dé-tricotage des métiers voire de leur casse ? En effet, nous sommes loin des simples activités connexes définies dans l’accord initial. C’est la politique du grand écart qui est appliquée dans cet avenant : un preneur de son peut par exemple exercer une grande partie de l’activité de vidéo ; une aberration qui remet en cause l’intégrité des métiers pour quelques dizaines d’euros seulement ! Avec la signature du premier accord, la boîte de Pandore a été ouverte et la direction s’y est engouffrée joyeusement.

La seule concession de la direction est une UCC sur « la conception de contenu multimédia », mais sous réserve d’une homologation devant un jury !

À la demande de revalorisation des barèmes, la direction renvoie les Organisations Syndicales à un futur accord global intégrant les compétences complémentaires de France 2 et France 3.

Pour le syndicat Force Ouvrière, le premier accord UCC Outremer n’était déjà pas acceptable sur le seul argument de se faire payer rapidement les UCC à des barèmes dérisoires.

Plus inquiétant, s’agissant de certaines activités s’inscrivant dans un process particulier lié à l’ergonomie du poste, un salarié ne souhaitant plus ou pas réaliser une UCC, ne pourrait même plus exercer son cœur de métier !

De plus, la généralisation des UCC en Outre-mer ne ferait-elle pas courir le risque de réduire davantage les ETP compte tenu des contraintes budgétaires actuelles ?

Pour Force Ouvrière, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC), en cours de négociation, devrait permettre une meilleure gestion de l’emploi dans les stations ultra-marines et un rééquilibrage des carrières pour les salariés concernés.

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