Compétences complémentaires des techniciens vidéos du réseaux de France 3 : Primes sous conditions de retour à la case départ

Étaient présents :

  1. Chevalier – DRH chargé de la transposition
  2. Godard – Dialogue social
  3. Lemaire- Chef de centre à Reims
  4. Chanu – Coordinateur Pôle NO

La direction, s’appuyant sur un document remis précédent intitulé « Evolution de carrière des techniciens d’exploitation vidéo et audiovisuelle« , n’a pas souhaité parler ni évoquer le terme de « compétences complémentaires », alors que ce devait être le thème du jour, s’en est suivi un échange houleux, qui a fini par sombrer, mettant fin prématurément à l’entretien.

Le document, antérieurement remis par la direction et sur lequel elle ciblait la discussion, ne fut que légèrement traité par les syndicats, ces derniers considérant que ce n’était ni le thème du débat prévu, ni une réponse aux problématiques et aux diverses demandes exposées au cours de la précédente réunion.

Les quelques brefs points ont néanmoins abordés quant au contenu de ce texte, considéré comme évasif et subjectif, concernaient essentiellement la mise en exercice des « niveaux d’expertise », et leur limite applicable dans le niveau dit « spécialisé » ; le principe d’évolution de carrière est censé déjà être défini par l’accord collectif et son avenant N°1.

La proposition d’augmentation de salaire à la clé pour le personnel évoluant dans cette nouvelle  grille de « profil de compétence » ne doit pas être un prétexte à des pratiques subversives ou forcées.

Devra t-il y avoir un éventuel quota minimum, par station, de personnel vidéo exerçant cette fonction de « réalisateur » ? Et comment sera gérée l’éventuelle pénurie de volontaires ?

Cette proposition d’ « évolution de carrière » est rédigée au sens très large :

-le « domaine d’activité » s’étendra t-il à l’exercice des autres branches d’activité (son, montage, cadrage,….) ?, et de quelle manière (obligatoire, fortement conseillée, réellement volontaire)

-sera-t-elle transposée aux autres corps de métier ?

De nombreuses remarques et questions ont été posées à la direction, sans toutefois que celle-ci ne donne de réponses adéquates et concrètes :

-toujours pas de définition claire et précise du poste de « technicien vidéo »,

-pas d’état des lieux officiel,

-définition non adaptée aux fonctions dans l’intitulé « chargé de réalisation »,

-pas de limites précises aux fonctions du poste.

Malgré l’insistance sur les difficultés rencontrées par le personnel vidéo « multitâches », la direction n’a pas évoqué de solution, et semble avoir beaucoup d’intérêt à remplacer le réalisateur par un technicien vidéo, sans tenir compte que :

-cette fonction est un métier à part entière, issu d’une solide formation, d’un sens artistique développé et d’expériences,

-cette polyvalence a ses limites, surtout lors des directs,

-ce « dégraissage » de personnel se pratique actuellement au détriment du téléspectateur.

Il en va de même dans les grandes lignes pour la fonction d’infographiste.

Dans l’attente d’une nouvelle proposition de la direction plus en adéquation avec les demandes prononcées, il restera aussi à traiter les conditions d’application, les formations, et les cas particuliers tel que :

-les émissions dont la qualité repose principalement sur l’initiative et le travail des OPV,

-les stations dont la grande majorité du personnel vidéo ne considère pas avoir la sensibilité assez accrue pour pratiquer la réalisation, ou encore la fibre esthétique pour l’infographie complexe.

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