Antenne de Nantes: Burn-out en silence

La direction du groupe avait promis d’épargner le réseau régional de France 3 dans les plans d’économies successifs. Pourtant les coupes sombres se poursuivent dans certaines antennes. Jusqu’où et à quel prix ?

Locales démantelées ou en sursis, BRI progressivement dépossédés de leurs moyens techniques et humains, l’antenne de Nantes a toujours participé aux efforts demandés mais cette fois à un degré préoccupant.

Certes, la réforme administrative a permis à cet établissement de retrouver son autonomie mais cette qualité a eu pour défaut de lui restituer la part d’activité autrefois mutualisée avec la Bretagne, tout cela bien sûr à moyens constants. Résultat: le volume d’activité a augmenté sensiblement engorgeant les services dans des proportions inédites. Le constat est là, de nombreux services souffrent d’un manque cruel de moyens: la rédaction avec une quarantaine de journalistes pour cinq départements est bien moins dotée que ses homologues, le montage est en tension permanente. Idem pour l’unité d’organisation, la logistique ou aucun remplacement n’est prévu. L’administration de la production, étendue à deux antennes est en burn out, le service communication pourvue d’une seule salariée alors qu’il en existe deux ou trois partout ailleurs est au bord de l’abîme. Halte !

FO demande à la direction du réseau d’affecter de façon urgente des moyens supplémentaires à cette antenne. FO demande un transfert de postes en sous-activité vers cet établissement.

FO demande un état  des lieux général du réseau et un rééquilibrage des forces vives car bien sûr Nantes est l’arbre qui cache la forêt.

La direction admet en CE les difficultés. Elle promet d’aller chercher les moyens  mais indique ne pas avoir de baguette magique et martèle son discours RH: compétences complémentaires pour tous, mise en place de nouveaux process, optimiser encore les organisations de travail, contribution généralisée au web, création de nouveaux métiers pour faire plus avec autant … Une véritable fuite en avant bouche et yeux fermés sur son  armée déliquescente.

FO n’admet pas cette politique d’épuisement des ressources humaines, cette volonté de faire rentrer le plan d’économies au chausse-pied dans des organisations de travail déjà saturées.

A l’aune d’une réforme régionale invoquant le triplement de l’offre, FO demande un moratoire pour réfléchir  à la mise en adéquation  d’une réforme exigeante et les forces en présence. La dynamique de l’entreprise est en jeu, la capacité à négocier les mutations en cours également.

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